Comme un adieu, trop tôt.
Beaucoup sont pressés de voir un autre jour naître. Moi, je suis pressé d'être nul part.
Tant pis on se retrouvera sur les chemins de nos âmes égarés qui errent à la recherche du repos que rien ne peut assouvir. C'est la fin mais pas encore une fatalité.
Parfois on se sent seul.. Comme si ne pas être désigner dans une phrase perso valait bien plus que l'amitié même.. Comme si il fallait exhiber ses déboires, ses peines ou au contraire ses joies. Comme si tout le monde devait être au courant pour mieux s'appitoyer sur votre sort. Mais regardez vous, c'est vous qui êtes pitoyables.
Comme mes phrases sonnent creuses, elles ne sont perceptibles que par l'infime son de ma mélancolie qui ose traversé vos esprits. C'est peut être le seul moyen que j'aurais de vivre. Voué à vivre à travers les autres. J'y découvrirais peut être ce que je ne voulais pas voir moi même et je me laisserais posséder par un autre à qui je vendrais mon âme. La mort est promise à tous et nous l'offrons par nos incivilités et notre superficialité. J'aime à penser que nos suicides sont bien moins volontaires que l'on veut bien nous faire croire. Mais faut-il encore regarder les choses en face.